Méthode
VERDICT — arbitrer sous incertitude
VERDICT est la méthode d’arbitrage de l’offre Premium. Elle prolonge le diagnostic HDDE jusqu’à la décision : transformer une situation complexe en options comparables, testables et arbitrables, puis produire un verdict opérationnel assorti d’une condition d’arrêt et d’une date de revue.
Principe directeur : le score ouvre une possibilité, il ne décide jamais seul. Toute sortie est un candidat en attente de validation humaine — jamais une prédiction.
PESTEL décisionnel
On ne retient que les facteurs qui changent le coût, le risque, le timing ou une hypothèse d’une option.
SWOT décisionnelle
Capacités réelles, contraintes dures, leviers, asymétries. Une force sans preuve devient une hypothèse.
Canvas de viabilité systémique
5 dimensions évaluées par option : valeur, bénéficiaires, adoption, ressources/coûts, soutenabilité.
Voir la situation réelle
Énoncer la situation sans solution préférée : objet, horizon, parties prenantes.
Garde-fou : La situation est posée sans la réponse.
Évaluer les forces externes
PESTEL décisionnel : uniquement les facteurs qui déplacent une option.
Garde-fou : Pas de PESTEL encyclopédique.
Révéler position, contraintes et asymétries
SWOT décisionnelle : capacités réelles, contraintes dures, leviers, asymétries.
Garde-fou : Une force sans preuve devient une hypothèse.
Définir les options décisionnelles
≥3 options (principale + alternative minimale + opposée/non-action) ; Canvas de viabilité.
Garde-fou : Alternative minimale et opposée/non-action obligatoires.
Interroger hypothèses, preuves et biais
Hypothèse critique, preuve, contradiction, niveau de preuve 0–5 ; red flags.
Garde-fou : Preuve et contre-argument explicités.
Comparer par score, risques et vetos
7 critères pondérés /100 → score brut + ajustements ; audit + vetos.
Garde-fou : Le score n’est pas la décision ; les vetos sont vérifiés.
Trancher, tester ou différer
Verdict + seuil d’arrêt + date de revue + validation humaine.
Garde-fou : Condition d’arrêt obligatoire.
Valeur stratégique
20L’option améliore-t-elle réellement la situation ?
Adéquation au contexte
15Résiste-t-elle aux forces externes ?
Capacité réelle
15Avons-nous vraiment les moyens d’exécuter ?
Viabilité systémique
15Peut-elle fonctionner comme un système réel ?
Risque net
15Le risque est-il acceptable au regard du gain ?
Niveau de preuve
10Repose-t-elle sur des preuves solides ?
Optionalité
10Ouvre-t-elle plus de portes qu’elle n’en ferme ?
Le niveau de preuve (0–5) conditionne ce qu’on s’autorise à décider. Règle dure : FAIRE est interdit sous le niveau 4, et TESTER exige un test de vérité falsifiable, capable de tuer l’option.
VERDICT s’alimente des actifs Applied Geopolitics : le diagnostic HDDE, les scores CVI du corridor et le contexte chokepoints pré-remplissent les temps PESTEL et SWOT et amorcent les options. Chaque élément pré-rempli affiche sa provenance et reste un candidat que l’analyste valide ou écarte — aucune donnée canonique n’est modifiée.
- PESTEL — analyse des macro-environnements ; origine « ETPS » attribuée à F. Aguilar, Scanning the Business Environment (1967).
- SWOT / TOWS — A. Humphrey (SRI, années 1960), tradition de Harvard (K. Andrews, 1971), matrice TOWS de H. Weihrich (1982).
- Business Model Canvas — A. Osterwalder & Y. Pigneur, Business Model Generation (2010).
- Décision sous incertitude — tests falsifiables (héritage popperien) ; biais cognitifs (Kahneman, 2011).
- Cadres internes — Méthode CVI, HDDE (ADR 0032–0040), candidats ≠ faits (ADR 0027), charte de Munich (ADR 0037).
VERDICT ne prédit pas et ne remplace pas le jugement du dirigeant. Aucune action irréversible sans seuil d’arrêt ni validation humaine.